Alexandre Gerbi
Nos compatriotes mahorais sont régulièrement insultés sur les sites identitaires, notamment sur « François Desouche ». Manifestement, les animateurs de ce site comme la plupart de ses lecteurs ignorent que les habitants de Mayotte étaient déjà des Français bien avant la départementalisation proposée en 2009, sur leur demande, par Nicolas Sarkozy.
Les animateurs et les lecteurs de « François Desouche », tout comme leur héroïne Marine Le Pen dans un récent communiqué, hurlent à la création, avec Mayotte, d’un « nouveau Lampedusa ».
Là encore, faut-il rappeler que l’immigration qui submerge Mayotte, en effet délirante en provenance des autres îles des Comores (le tiers de la population mahoraise, voire davantage, est « immigrée », en particulier d’Anjouan), résulte simplement de l’absurdité de la Ve République blanciste. Celle-ci a refusé de reconnaître le rattachement à la République française (ou, à tout le moins, l’organisation d’un référendum à ce sujet…) que revendiquent les populations d’Anjouan et de Mohéli, deux des trois îles comoriennes, depuis 1981.
Le rattachement à la France a même été proclamé par ces deux îles, au prix d’une véritable révolution, en 1997. Mais il est vrai qu’on sait depuis longtemps déjà que sous le régime fondé par Charles de Gaulle, touchant aux populations et aux territoires africains, le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » ne peut fonctionner que dans un seul sens, c’est-à-dire celui de la sécession…De fait, la révolution anjouanaise de 1997 ne bénéficia pas, de la part de la télévision française, de la même publicité que la récente « révolution » libyenne. Au contraire, la révolution anjouanaise fut occultée puis écrasée avec, notamment, la bénédiction de l’Etat français socialo-RPR (Jospin/Chirac), comme je l’ai montré dans Histoire occultée de la décolonisation franco-africaine (Ed. L’Harmattan, 2006).Si les Anjouanais et les Mohéliens avaient été écoutés à l’époque (et même depuis, car le mouvement rattachiste, bien antérieur à 1997, s’est poursuivi au-delà, malgré la répression), le problème de l’immigration à Mayotte serait évidemment réglé depuis longtemps, puisque les Anjouanais et les Mohéliens trouveraient chez eux ce qu’ils cherchent chez leurs voisins mahorais : à savoir la France doublée de la République démocratique et sociale…Quant à la faible francophonie des Mahorais, qui permet encore une fois aux identitaires déchaînés sur « François Desouche » de contester la francité des Mahorais, elle relève évidemment, elle aussi, de l’écrasante responsabilité de la Ve République blanciste et de ses prédécesseurs, qui n’ont pas fait le nécessaire pour y remédier… A la source, une idéologie délétère qui a trouvé, pour la énième fois, une illustration dans le sort qui fut fait à la Révolution anjouanaise de 1997. Epilogue du largage de l’Afrique, du déni de francité, poussé dans ses ultimes conséquences, il y a cinquante ans, par le blanciste Charles de Gaulle, fondateur du régime.
Puisse la départementalisation de Mayotte, enfin survenue après des décennies de lutte, permettre de mettre un terme, entre autres aberrations, à celle qui veut que des Français, sous prétexte qu’ils sont Africains, ne possèdent pas collectivement, en même temps que leurs précieuses langues traditionnelles, la langue de la République. Et la citoyenneté française « à part entière ».
Ce qui n’est malheureusement pas le cas, sur ce dernier point, en dépit de la toute fraîche départementalisation : par exemple, le montant du RMI n’atteint à Mayotte que le ¼ de ce qu’il est dans l’Hexagone. Comme si le RMI de Lozère devait être révisé à la baisse au nom de la disparité du coût de la vie entre ce département et celui de Paris…
Mais il est vrai qu’en Polynésie, pourtant terre (en voie de largage ?) de la République, le RMI n’existe tout simplement pas…
Nous sommes bien, toujours, sous l’infâme Ve République blanciste…
Alexandre Gerbi
Lire ou relire des articles d’Alexandre Gerbi:
De la République blanciste…
Le conseiller du Pôle Emploi, un musculeux noir ébène au nom imprononçable, m’annonça qu’il n’avait pas de travail pour moi. Face à mon regard vide et perplexe, me questionnant à voix haute quant au but de ma convocation, il continua ainsi dans un sursaut d’orgueil professionnel :
- Votre profil, c’est un peu politique aussi, vous devriez demander de rencontrer le maire, il est moins clientéliste que le précédent…enfin disons qu’il est certainement plus branché culture … Il est socialiste vous savez…
- À Rome, parfois, les chômeurs allaient traîner du côté du forum, car l’approvisionnement en esclaves se faisaient plus rare sous Constantin, ils espéraient rencontrer ainsi un édile et offrir leurs services bon marché. Comment se porte le marché aux esclaves en France Monsieur M’bampassy ?
- Les convocations sont obligatoires Monsieur Lagrange, vous devez vous y rendre…
- Mais Monsieur M’bampassy, vous voulez encore me faire passer une formation pour apprendre à taper un CV avec des analphabètes ? Je vous rappelle que je ne coûte rien, car je n’ai droit à rien…
- Oui, mais c’est obligatoire Monsieur Lagrange, sinon c’est radiation ! Me lança t-il comme une incantation vaudou, les yeux exorbités.
Déconstruction d’après E.D.L Lagrange.
L’auteur de cet article a raison d’expliquer aux ignorants que nos compatriotes Mahorais étaient français, ce qui l’omet de dire, c’est qu’on n’a pas demandé l’avis des vrais Français, qui n’en avaient certainement pas envie.
Tout comme pour le traité européen, on nous fait tout gober de force et de farce.
Alexandre Gerbi devrait défendre ses compatriotes de l’hexagone plutôt que s’occuper de toute la misère du monde.
Gerbi…hum…je vois! C’est le maghreb de cremieux.
Juste une erreur de temps.
)les émigrés n’ont cesser de faire parler d’eux. Par contre, il a raison lorsqu’il indique que Anjouan et Mohéli voulaient se rattacher à la France. Mais personne n’a rien décidé. Même les Malgaches avaient entrepris quelques avancées concernant leur retour chez nous. Mais comme dit le proverbe, parle à mon cul, ma tête est malade…
Les Mahorais d’origine, c’est-à-dire peu avant 1980, étaient Français depuis longtemps, du fait de la territorialité de Mayotte de longue date.Après cette date, et depuis que Paris a pris la décision de s’intéresser à cette île aux parfums ,( c’est vraiment énorme toutes ces senteurs
Quant à FD S, bof de chez bof. A part de rares exceptions, tous, du simple lecteur au webmaster-chef, sont partie prenante pour le lobby qui n’existe pas. Et comme le raisonnement sur ce blog prend ses appuis sur le mode binaire, y a plus grand chose à voir, vaut mieux circuler.
Il ne ferait pas un tout petit peu du révisionnisme?
Non, je ne crois pas, à quel moment?
.. c’est le moins con puisse dire.
Un autre aspect de choses : “..étaient déjà des Français bien avant la départementalisation proposée en 2009″ on en déduit que les algériens aussi sont des français – tout le monde il est français
Crotte .. Dites Mr. Pat*, comment on fait pour insérer une image.
Moi qui croyais qu’il suffisant de copier/coller ce qui est entre mes 2 valises #a ….#/a
https://lhddt.wordpress.com/2010/04/11/france-honteuse/
Paturage ne ferait pas du racisme anti-martinen par hasard ?
Je ne sais pas [img]http://image.gif[/img] et [img=http://image.gif]
?
Aux yeux des Nations unies et de l’Union africaine, Mayotte appartient clairement aux Comores. Pour la France au contraire, le référendum de décembre 1974 justifie le maintien de l’île dans le giron de la République.
En 1974, lorsque la France, puissance coloniale, a organisé aux Comores un référendum d’autodétermination, seule Mayotte a voté majoritairement pour le maintien du lien avec la France, les autres îles de l’archipel (Anjouan, Mohéli, Grande Comore) se prononçant contre. Mayotte est une collectivité d’outre-mer depuis 1975, l’année où les Comores sont devenues Etat-membre de l’ONU.
Pour les Nations unies, “les résultats du référendum du 22 décembre 1974 devaient être considérés sur une base globale et non île par île”, comme le réaffirme une résolution de l’Assemblée générale le 6 décembre 1994. L’ONU a insisté à de multiples reprises sur “l’unité nationale et l’intégrité territoriale” de l’archipel des Comores.
De même, dans une motion adoptée fin janvier dernier à Addis-Abeba, le comité exécutif de l’Union africaine a condamné l’organisation du référendum sur la départementalisation de dimanche. L’UA “exige l’arrêt immédiat de ce processus” et “réaffirme l’appartenance de l’île (…) à l’Union des Comores”.
“Notre position, c’est que Mayotte est comorienne. Ce référendum est illégal et n’a pas lieu d’être”, dénonce Ahmed Abdou, porte-parole du Collectif des associations et des amis des Comores (CAAC). “C’est une annexion d’un territoire”.
Le CAAC a rédigé un mémorandum adressé notamment au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, au président tchèque de l’Union européenne, Vaclav Klaus, ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires français.
“On leur demande d’intervenir auprès des autorités françaises pour faire en sorte qu’elles respectent la législation internationale en annulant le référendum de départementalisation de Mayotte (…) et en ouvrant des négociations, sous arbitrage international, avec les autorités comoriennes”, précise Ahmed Abdou dans un entretien à l’Associated Press.
“L’ONU a défini les frontières et la France les viole”, s’insurge aussi Pierre Caminade, membre de l’association Survie et auteur de “Comores-Mayotte: une histoire néo-coloniale” (Ed. Agone). Pour lui, le référendum organisé “est illégal, comme la présence française”. “Le préalable, c’est que la France règle la situation auprès de l’ONU”, dit-il à l’AP.
Pour la France, le référendum d’autodétermination organisé en décembre 1974, où Mayotte vote à près de 65% contre l’indépendance, confirmé par un second référendum en 1976, justifie le maintien de l’île au sein de la République.
Et même dans le cas où le “non” serait majoritaire lors du vote de dimanche, “il va de soi que les institutions actuelles seront maintenues et que votre place au sein de la République restera garantie”, assure le ministère de l’Outre-mer, s’adressant aux Mahorais, dans un communiqué.
Pour une fois que l’ONU défend nos intérets, je ne comprends pas que des “natios” osent encore défendre cette départementalisation, purement illégale en matière de droit international, et qui est motivée chez l’Etat parisien par uniquement un reliquat de nostalgie coloniale, fondé sur modèle universaliste et impérialiste français qui a pourtant prouvé par le passé sa malfaisance…
De plus les métropolitains pourtant numériquement majoritaires sur la balance n’ont même pas été consultés !
Quelques données de Wikipedia France:
Population 186 452[1] habitants
Taux de croissance de la population 3,77 %
Taux brut de natalité 40,95 ‰
Indice synthétique de fécondité 5,79 enfant(s)/femme
(le Wikipedia US donne pour l’année 2000 6.33 enfants/femme)
Soit la démographie classique d’un pays de l’Afrique Noire musulmane (exemple le Tchad avec 7 enfants/femme).
Et voilà le territoire qui est actuellement français, avec plus de 30% d’immigrés clandestins issus des autres îles des Comores, devenues indépendantes.
Le taux brut de natalité aux Comores est de 5.03 enfants/femme, soit visiblement moins qu’à Mayotte… dont la démographie galopante est visiblement dopée par la manne financière de la France.
tout çà , c’est du bla bla. Mayotte , par le biais de certains sultans en accord avec ses ressortissants, s’est totalement réfugiée chez les Français, bécause , les éternels pillages et guéguères entre ces pays de la Grande Comore. Le traité de cette enclave a été signé selon les règles en usage à cette époque sans aucune tricherie.Traité qui a été ratifié quelques années plus tard. Je n’ai pas les dates ni les noms en tête, mais il suffit d’ouvrir un petit bouquin où tout y figure. Je le répète, c’était en 74/75 qu’il fallait départementaliser cette ile, pas maintenant. Aujourd’hui, c’est une catastrophe.
Comment va-t-on gérer tout ça, ça va être la porte ouverte à toute l’immigration clandestine qui sévit aux Comores, et les premiers à en subir les conséquences vont-être les Mahorais eux-mêmes, et ils vont tous débarquer en métropole pour fuir une ile qui ne sera plus q’une aire d’aéroport pour la France.
Alexandre Gerbi évite bien d’évoquer les conséquences.
J’avais eu l’occasion de lire des textes de Monsieur Gerbi, c’est un passionné de l’Afrique et des africains, il est très intéressant à lire sur la décolonisation, amenant sur la table, plein de vérités et de secrets de polichinelles, mais qui méritent d’être rappelés dans cette période de mensonge officiels.
Cela dit, il oublie que les Français de France ont peut être aussi leur avis à donner, ils en ont marre d’être des vaches à lait pour le tiers-monde, pendant qu’une oligarchie en tire profit. Comme dit Eric un peu plus haut, cet historien engagé devrait plutôt défendre ses compatriotes métropolitains plutôt que de vouloir jouer aux Mère Térésa tiers-mondistes.
Cordialement
“Quel salaud, il veut à nouveau coloniser l’Afrique, mais pour qui il se prend ce toubab de merde” !
Nul!
La géométrie variable des cons…
Pour l’Algérie, t’es aussi prévenant?
T’es vraiment un pitre inculte…