La décolonisation de l’Afrique a-t-elle livré tous ses secrets ?
En l’an 2010, la décolonisation de l’Afrique ex-française a-t-elle livré tous ses secrets ?
A l’occasion du 50e anniversaire des indépendances africaines et de l’Année de l’Afrique en France, le Grand Symposium Franco-Africain 2010, organisé par les Editions L’Harmattan et le Club Novation Franco-Africaine, s’est fixé pour objectif de répondre à cette passionnante question. Sans tabou ni fard. Pour éclairer le passé, et préparer un avenir qu’on espère, enfin, meilleur.
Sur le thème général de La décolonisation de l’Afrique ex-française et ses enjeux pour la France et l’Afrique d’aujourd’hui, deux questions ont été proposées aux différents intervenants. Il s’agit de savoir si la décolonisation franco-africaine fut le résultat de luttes acharnées pour l’indépendance ou la conséquence, pour les uns et les autres, de l’égalité refusée ? Est-ce la liberté arrachée ou le divorce imposé ? C’est aussi l’occasion d’évaluer la portée des relations franco-africaines, pour décrypter en creux le télescopage des mémoires, des histoires et esquisser d’indispensables perspectives d’avenir.
Ces questions, par leur subtile audace, situent le débat à la pointe des recherches historiographiques de ce qu’il est convenu d’appeler les études postcoloniales.
Dans cette œuvre collective, se croisent les regards des membres du Club Novation Franco-Africaine – qui soutient que l’Etat français poussa délibérément les territoires d’Afrique vers l’indépendance, pour des raisons inavouables – et d’intervenants extérieurs qui donnent d’autres éclairages.
Bonne lecture, bonne année 2010… et bonne révolution !
Les Editions L’Harmattan et le Club Novation Franco-Africaine
présentent
Grand Symposium Franco-Africain 2010
Décolonisation de l’Afrique ex-française :
Enjeux pour l’Afrique et la France d’aujourd’hui
Luttes pour l’indépendance ou égalité refusée, liberté arrachée ou divorce imposé ?
Relations franco-africaines : quelle(s) mémoire(s), quelle(s) perpective(s), quel(s) avenir(s) ?
Programme
Préambule :
Gilbert Comte
Emancipation
Ouverture :
Simon Mougnol
Réflexions autour du concept de « décolonisation »
Discussions :
Samuel Mbajum
Empire français et statut des colonisés :
Une ambiguïté permanente
Alexandre Gerbi :
L’Amor est morte,
De la décolonisation et de l’avenir franco-africain
Raphaël Tribeca :
Hold’em up : Les mains en l’air !
On centralise le cash
Sa’ah François Guimatsia
D’un demi-siècle à l’autre :
quelles perspectives pour les relations franco-africaines ?
Jean-François Dupeyron
Citoyenneté républicaine et citoyenneté colorée
Jean-Marie Aimé
Ça m’a fait mal quand j’ai compris que l’on m’avait menti
Les interventions seront brèves (10 à 15 minutes maximum), afin de privilégier les échanges avec le public.
Le Colloque-Grand Symposium Franco-Africain 2010
se tiendra le samedi 16 janvier 2010, de 9 h à 15 h, au Théâtre du Lucernaire, à Paris.
Les Actes du Colloque seront publiés aux éditions L’Harmattan.




Bientôt cinquante ans d’Indépendance et au bout du compte…on connait la suite. Les colons d’Algérie n’ont férocement pas voulu d’une Algérie française sous la bannière républicaine ” liberté, égalité, fraternité”, aujourd’hui ils récoltent la France maghrébo-africaine sous la bannière communautaire ” islamité, agressivité, insécurité”. Désolée.
Je reviens du colloque qui était très intéressant, Je pense que cela l’aurait été pour toi aussi Fatima, il y aura normalement une vidéo.
En tout cas je vais poster quelques extraits que l’on a filmé.
Ch.
l’Etat français avait préféré voir des Etats dits indépendants. Les raisons raciales – dites inavouables, ne constituent pas l’essentiel qui consitue la raison politique de l’Etat africain post-colonial. Autrement, la France ne se serait pas préoccupée de la forme des Etats. Or, la loi cadre de 1956 avait abouti au morcellement des grands ensembles qu’étaient l’AEF et l’AOF. La loi cadre avait abouti à la territorialisation des colonies, pour mieux inscrire les fondements de la néo-colonisation, qui aboutissait nécessairement à la Françafrique, à travers les réseaux de gestion de rapports inavouables (ceux-là). En outre, les accords de coopération, tous signés à la veille des indépendances avec des citoyens français (parce que ces personnalités qui représentaient ces Etats étaient encore au sein de la Communauté) constituent un exemple des conditions qui sont au coeur des enjeux de la décolonisation. Il est certain que les raisons sont multiples et diverses. La France ne pouvait se permettre de lacher ses colonies. L’indépandance lui permettait d’inscrire son action dans une doctrine de la coopération, qui transformera le ministère des colonies en ministère de la coopération, chargé de gérer les relations avec les anciennes possessions d’Afrique et de Madagascar.
Je vous signale la réédition de l’ouvrage : ” Les ratonnades d’octobre”. Par Michel Levine
Editions Jean-Claude Gawsewitch 2011.
En octobre 1961. A Paris, en pleine guerre d’Algérie, Maurice Papon, préfet de police et chef de la répression, instaure un couvre-feu pour les Algériens, citoyens français de seconde zone : chasse au faciès, interpellations systématiques, bouclages de quartiers, etc. Les conditions de vie deviennent infernales pour des milliers d’hommes et de femmes.
En protestation contre ces mesures qui rappellent l’occupation nazie, le F.L.N. organise le 17 octobre une manifestation pacifique. Aussitôt, Papon “chauffe ses troupes”. La machine à tuer est en marche…On retrouvera des centaines de cadavres dans la Seine.
Le crime commis, c’est le grand silence de la part des autorités et des médias, un mutisme absolu qui durera longtemps. Pour la première fois, on dévoile ce qui était ignoré de l’historiographie officielle ou soigneusement refoulé. L’auteur s’est livré à une véritable enquête, interrogeant victimes, avocats, témoins.
Michel Levine revient sur cette période tragique de l’Histoire à l’occasion du 50e anniversaire des évènements d’octobre 1961.
Michel Levine est historien des Droits de l’Homme. Il a notamment publié chez Fayard Affaires non classées (Archives inédites de la Ligue des Droits de l’Homme).